Victimes et bourreaux de harcèlement : La perversion dans la relation à l’Autre !

Victimes et bourreaux de harcèlement : La perversion dans la relation à l’Autre !

Harcèlement : mode relationnel manipulatoire voire pervers

Les symptômes dans la relation à l’autre s’inscrivent dans un mode relationnel manipulatoire voire pervers. Ils permettent par leur présence de formuler un désir ou un reproche. Le fait que la personne en souffre ne doit pas vous empêcher de décrypter la relation dans sa dynamique perverse ou hystérique.

Les conflits dans la relation à l’autre servent des enjeux de pouvoir. Ils deviennent des vecteurs utilisés par les pulsions d’emprise, les besoins de dominer, posséder ou contrôler et les liens pervers de type compétent/incompétent, bourreau/victime, sado/maso, sauveur/sauvé. Certains couples rechercheraient, voire déclencheraient de manière préméditée les situations conflictuelles pour trouver des occasions à leurs jeux.

Depuis quelques années, les professionnels commencent à parler de harcèlement, de bourreaux, d’agresseurs et surtout de violences conjugales, domestiques, en entreprise et institutionnelles. Au début, beaucoup se sont inquiétés de ce que cela risquait de remettre en cause. Dans le texte vers lequel nous allons vous renvoyer, nous traiterons des victimes, des bourreaux et du harcèlement.

Que se passe-t-il dans un couple quand il y a harcèlement ?

Ainsi est-il nécessaire, dans un premier temps, de scinder la compréhension selon que ce couple est conçu et vécu par le bourreau ou par la victime. C’est dans l’écoute thérapeutique que pourra être mis au jour un élément “virtuel”. Un élément véritablement actif, identifié, personnifié par l’utilisation d’expressions telles que : « c’est revenu », « ça nous prend la tête », « ça a recommencé ». Les « ça », « on », « ce » mettent les sujets en retrait de leur partie agissante, les isolant un peu plus de leurs positions respectives. Bourreau et victime transfèrent la responsabilité de l’événement sur cet Autre. Dès lors, tous les excès deviennent possibles.

Une rencontre toujours désirée ou tout au moins déterminée

Souvent, par simplicité, nous pourrions être amenés à comparer le couple bourreau/victime au couple sado/maso. Il existe de fausses similitudes entre ces deux types de couple. Cependant, il est une constante : ce tandem désire, ou tout au moins détermine, cette rencontre. Elle semble, cependant, plus désirée par le bourreau. Elle semble aussi désirée par le bourreau. La victime met en place des tentatives de réparation des traumatismes infantiles qui, bien qu’échouées, deviennent restauratrices. La victime , quant à elle, met en place les scenarii dans l’espoir illusoire de réparation des traumatismes infantiles. Ainsi, elle met en place des tentatives en permanence défaillantes de reconstruction intérieure. Le véritable enjeu implicite de la rencontre est, pour les deux sujets, la conquête d’un pouvoir absolu. Que ce soit sur l’autre, mais également sur le reste du monde.

L’illusion de cette Toute-puissance nourrissant l’espoir de la réparation d’une souffrance antérieure ou la validation d’une croyance construite dans l’archaïque.